Pour passer le détroit de Gibraltar il faut de bonnes notions de navigateur. En effet il est indispensable de savoir calculer l'heure exacte et le jour de passage. Sans cela il y a gros à parier que le bateau se fait refouler par le flux pénétrant... ou alors....ça c'est vu, un coup de bol formidable ! mais  c'est une autre histoire !

Le cap joue la carte sécurité et nous voilà en route pour la haute mer : l'Océan Atlantique.... Cela se passe en courant d'air supersonique ! Je ne saurais dire exactement le point précis qui démarque l'une et l'autre des appellations contrôlée du liquide salé. La seule chose restée dans ma mémoire une émotion : des vagues plus fortes à l'arrière du voilier qui me faisais songer à l'image d'Okusaï...

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Nous sommes partis pour 7 jours de mer dit le cap qui viens de nous faire le point.
Moi je suis très heureuse de tenter cette expérience car le chalenge est de taille. De toute façon  j'ai pas le choix après quelques milles marins on ne peux plus retourner en arrière... C'est ma première petite traversée... Je sais qu'il y en aura d'autres, sans aucun doute plus longue...


Et la vie s'organise à bord avec un grand naturel... Je veux dire comme on peut car le vent agite
l' élément sur lequel notre coquille de noix danse un peu plus que je ne le souhaiterais. Je me souviens de mes hantises de la gîte... et bien c'est rien à coté du roulis de haute mer. L'incessant mouvement de tribord à bâbord déplace non seulement l'être humain mais généralement aussi toutes les choses non ou males arrimées.... Faudra apprendre à vivre avec...

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Une nouvelle optique intéressante un nouveau sentiment.. Celui de se trouver au milieu d'un immense disque bleu ou nous ne semblons pas avancer... Partout tout autour une ligne bleu outremer sépare mon horizon d'un autre plus azur qui délimite le ciel.... il fait un temps splendide en fin juillet. Un bon vent portant c'est-à-dire derrière nous pousse notre Pictoris à belle allure. La température est très agréable mais le soleil nous rôti un peu trop...
"Il faudra songer à nous faire faire un taud fixe dit le cap car plus on naviguera dans les tropiques plus il deviendra nécessaire"


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Il faut dire que nous avons un cockpit spacieux et agréable juste au plus bel endroit du bateau, ni trop à l'arrière ni trop à l'avant. La capote nous protège des vagues déferlant sur le pont nous assure de surcroît un bon abri sec à tel point que nous y restons de longues heures de nuit comme de jour.
Une semaine passe très vite enfin lorsque tout va bien et là pour mon baptême Atlantique je suis gâtée...

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Depuis tout à l'heure j'entends comme un couinement que je reconnais tout de suite....
Des dauphins !
Nous sommes près des cotes de Tenerife mais nous ne les voyons pas encore, les cétacés eux sont déjà là pour nous souhaiter la bienvenue. Il en vient de partout on dirait qu'ils sont heureux de nous voir... Je prends une photo mais il vont trop vite je ne suis pas sure du résultat !

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Nous touchons terre dans la nuit des mouettes rieuses nous accueillent leur rire est inoubliable et donne envie de rire avec elles.
Après les formalité d'entrée à Ténerife nous
choisissons Radazul petite Marina qui semble bien facile d'abordage. En effet tout se passe le mieux du monde.... C'est le lendemain que nous avons la surprise.... Deux mètres de marée impossible de ressortir... Il va falloir devenir ingénieux, ou attendre que le bateau remonte au niveau du quai.....
extrait de mon journal de bord
Viens visiter Les Canaries