L'ile de Fernando do Norohna a 15 km de long et 7km dans sa plus grande largeur. Jadis ancien pénitencier elle avait un gourveneur qui devait entretenir sa splendeur. Aujourdhui (4 janvier 1985) 350 militaires l'habitent. une centaine d'iIiens et 75 touristes qui arrivent en rotation par l'avion chaque dimanche. Ile très sauvage mais chaleureuse, ses habitants sont solidaires et nous aident à surmonter notre aventure. Le village est minuscule il y a un super marché...ouiai mais il n'y a rien dedans... A part de la cachassa... Rhum pour la capeiriha sorte de tit punch brésilien qui fait oublié les soucis.....
Voici son plus haut roc 30m environ c'est le Picot . Sa forme se métamorphose selon l'endroit où l'on se trouve. De notre bateau il ressemble à la figure du Sergent Pereira...
Du milieu de l'ile le roc semble être une tête de boudha.... Et même parfois il prend des allures de madone. Mais vu de mer c'est carrement un immence phalus d'un dieu mythique couché sous l'eau...;o))
En bas il y a un endroit charmant qui possède une adorable petite baie...Sa vue nous fait frémir si nous avions échoué là tout était perdu pour nous car c'est tout hérissé de rochers !
oici la Baie de Sua où
nous devions aller si nous
avions eu.....un moteur!
Ce sont les premiers
tableaux peints sur l'Ile
que Monsieur Itaessu m'a commandé.......C'est
l'homme le plus important
de l'ile Monsieur Itaessu... Il est propriétaire de l'Hotel.... Les chambres sont d'anciens baraquements USA. Il a voulu ces tableaux pour pour orner son bateau Boa Voyage avec le quel il promène les vacanciers qui désirent rencontrer les dauphins..
Un Cap bien impuissant devant son cachalot échoué... Il a toujours raison le chef cette fois il se le demande sincèrement.... On vois encore les traces d'un tracteur local qui a tenté en vain de nous tirer...
Il faudra faire appel à l'armée. Comme les militaires construisent un barrage de l'autre coté de Norohna, ils ont le materiel pour nous aider...Mais faut il encore qu'ils le veuillent!
C'est une affaire de changement de régime en ce moment le Pays subit des transformations politiques...Et nous comme Charles on attend.....
Le 7 c'est mon anniversaire... Et pour ma fête l'assurance nous apprend que nous ne sommes pas couverts pour le Brésil !
Mais .... après 5 jours nous restons couché sans espoir
de trouver une solution... Pictoris patauge dans le sable et nous sous une tente de romanichel à deux pas de lui.....
Comme dans les bons films les choses finissent par s'arranger... Le Sergent Peirera arrive de Récife en vrai Zorro avec son équipe dynamique. il prend les choses en main, et ça marche bien!...
Les militaires tirent le voilier au sec grâce à leurs supers bulldozers ...Rochas qui vient de recevoir le feu vert de son supérieur organise les relevailles....
Et petit à petit les hommes parviennent à remonter notre Pictoris aidés par des bras vigoureux et des petits vérins à pompe...(la petite chose bleue à gauche sur la photo). ... Ainsi de 20 centimètres en 20 centimètres le bateau se redresser .....
Il est maintenu avec tout ce que l'on trouve sur l'ile spécialement puisé dans le bric à brac laissé par les USA Navy lors de la dernière guerre.
Pictoris devient l'attraction numéro 1 pour les 75 touristes qui viennent s'exotiser dans l'Ile de Norohna
Malgrè les travaux de Pictoris nous étions obligé de nous rendre tous les jours à l'hotel qui était devenu notre quartier Général. Et nous passions toujours par le centre du village. Souvent nous admirions des petit chevaux blancs sous les flambpoyants rouges.Tout au fond du tableau on voit la WV rouge que nous louait Francisco mais qui était souvent en panne... pour avoir ce véhicule sur l'ile Francisco avait du commander une à une les pièces et la reconstituer integralement sur place. Il devait bien manquer deux trois petites choses.Et avec la piste à nid d'autruche que nous avionse n''etait pas étonnant de crever tous les deux jours ou deux fois par jour.....les jours de malchance!
Si la première opération de sauvetage du bateau fut de le trainer le plus haut possible sur le sable à cause des marées, la seconde ne fut pas des moindres , nous l'avons vu... Mais que dire de la troisième??
Oui, car tenir debout est une chose mais retourner à l'eau en est une autre!
Comme dans les bons films les choses finissent par s'arranger... Le Sergent Peirera arrive de Récife en vrai Zorro avec son équipe dynamique.Il prend les choses en main, et ça marche bien!...Les militaires tirent le
voilier au sec grâce à leurs supers bulldozers .Rochas qui vient
de recevoir le feu vert de son supérieur organise les relevailles....
Pas tout à fait redressé Pictoris fut arrimé de chaque coté avec deux ancres enfouient dans le sable.... Admirez au passage tout le fatra qui nous entoure
Voici une l'anecdote qui... Non, jugez plutôt...
Dans la position où nous trouvions un navigateur
francais nous a demandé...
-Vous l'avez sorti pour caréner?
-Ben oui vous voyez on s'est dit comme ça
chouette une petite plage tranquille on va s'échouer juste pour voir comment ca fait!....
presque fier
le Pictoris
Une gite à terre est ce bien raisonnable pour un voilier de qualité?
Et la partie sauvetage continue... La pompes à injection démontée a été envoyé à Récife pour être réparée... Et Rochas soude un ber pour le petit. Je profite de ce temps pour faire les à fonds du bateau.. L'eau de mer dedans a laissé ses traces.
Voyez vous une si jolie plage avec du sable fin.....un vrai coupe pieds
Par ce que vous ne voyez pas ou mal ce sont ces petites choses noires dedans ... des épaves ..... La jolie plages est truffée de férailles qui appartenaient jadis à des barges de débarquement...et l'effet sur les orteuils je vous dis pas!
N'ayant plus aucune photo vous devrez deviner comment les choses se sont passées pour nous remettre à l'eau. Mais pour vous aider je vous livre un petit résumé extrait de mon journal de bord......
Après avoir relevé le bateau un ilien du nom de Rochas, qui se construisait un bateau ceci dit en passant, nous fut d'un grand secours. Il souda les pieces nécessaires pour une construction très solide. Puis il ajouta les 4 jantes de tank en guise de roues. Enfin il plaça 4 plaques de tôle sur les quelles Pictoris devrait rouler jusqu'à l'eau.
Afin d'avoir un maximum de succès il fallait que tout soit prêt le 7 février et 10h du matin. Date précise puisque la marée était à ce moment là, la plus grosse de l'année...
A partir de la une suite d'événement va bousculer l'ordre bien prévue des chose tout est pret pour le 7 février au matines sonnant mais les hommes ne sont pas là...Horreur ils sont tous à l'hopital Ils avaient mangé la veille du poisson empoisonné...
Malgre leur courante incesente..le peleton d'exécution arrive vers les 10h30au grand soulagement de nous tous
On me place au pied du mat et comme Cléopartre sur son char me voici à la premiere place de supervision des opérations..
Rochat la veille avait placé la premier grande tole trouvée sur l'ile..hélas pour nous il n'y en avait que deux..
Donc la manoeuvre consistait pour nos deux catarpilars a l'un tirer le ber et Pictoris et moi dessus et à l'autre a pousser de l'arriere en synchronisation avec le premier..Une fois au bout de la tole de 10metre de long ...il suffisait aux15 hommes valides de porter la tole libre et de la remetre devant l'autre...
les machines et les hommes et la seule femme bougeait ainsi par vagues successives jusqu'à la limite de l'eau..la marré etait à son plus bas..
encore un effort et l'avant du cattarpillard de tete mouille ses chenilles il doit s'arrêter, je me sens soulagée... On a pas versé c'est déjà ça de gagné!
Mais le pire est encore à venir. Ben oui il faut pas croire que c'est fini.....et encore je vous en saute!
Nous avons le temps de manger dit le cap.... Deux margouilleurs ( plongeurs professionnels) sont à bord et déjeunent avec nous. Je sais que lorqu'ils sauteront à l'eau je devrais me préparer.....il est plus de midi
Ils ont sauté je regarde le cap anxieuse.... "Pense à autre chose dit il en guise de tranquilisant. "Vas voir si on prend pas l'eau".... C'est vrai on ne sais toujours pas si nous n'avons pas un trou insoupçonné ....
J'enlève une dalle du plancher... c'est le premier choc
le bateau vient d'être pris en charge par une vague qui l'a soulevé...et moi je me prend une pelle....Comme nous ne sommes pas en bonne profondeur la quille tosse encore sur le fond... Je remonte dans le cockpit, en me frottant la fesse.
"T'es tombée?"
"Non j'ai fait exprès!"
Encore trois "levée coulée" et nous flottons.....
Rochas hurle. "Esta fluctuante " Sa clameur arrive sur la plage où la foule des touristes attendent ... On sait pas trop quoi????
Le ber détaché de nous, retourne sur la berge avec les vagues...
Les gens aplaudissent en criant des viva Pictoris... Je me mets à pleurer...
Rochas embrasse mes larmes....
Le soir à l'hôtel notre PC depuis 5 semaines je ne vous dis pas la Samba.......
Tien au fait nous partons demain à Récife nous avons rendez vous chez Peirera
pour faire le carnanaval........
Lesz photos sont moches et décolorée si peu flateuse pour un si joli
coin de paradis..je le regrette mais elles sont rescapées d'une longue pérégrination...
derniker coup d'oeil en partance vers une autre vie... Adieu Fernando do Norohna
suivez le soleil vers le Brésil
encore un sublime coucher de soleil sur les deux nichons