Extrait de "mes carnets de voyage"

Nous avions décidés d'aller en Nouvelle Calédonie MAIS....
Voilà les caldoches pas d'accord avec les Canaques se tapaient dessus à bras raccourcis semant partout une pagaille dont nous n'aurions su que faire.. En tous cas c'est ce que l'on en disait à "TIVITAHITI"... oui nous avions la télévision à bord depuis que coco l'avait ramenée de Suisse lors de son dernier voyage en Europe! Donc nous suivions de près les événements, vous pensez !
Comme les choses n'étaient pas sur le point d'être résolues, nous décidâmes d'aller faire un tour à Hawaii.... pourquoi pas en attendant l'accalmie.. De retour à Tahiti à la fin de notre voyage de rêve dans les Îles Sous le Vent, nous préparâmes notre Pictoris avec un soin coutumier. Un hic manquait à bord, les fameuses Pilot'chart de la région d'Hawaii sans les quelles, le capitaine est un aveugle au milieu du désert.... Nous avions tout fait pour les obtenir hélas pour nous la maison avait  "mangé la grenouille" (quoique chez les Anglais je pense plutôt qu'ils l'avaient noyée). Et en mettant les clefs sous la porte les buveurs d'eau chaude nous avaient voués sans le savoir, à une belle enmer....plus merde que belle ceci dit en passant....
Malgré cet handicap majeur nous avions tout de même largué les amarres pour le Pays des "arc-en-ciel".
Notre route passait par Christmas Island rebaptisée depuis qu'elle était libérée du joug anglais de sonn nouveau nom :Kiribati.....Le cap pensait s'y arrêter... des fois que nous pourrions trouver la carte qui manquait à notre bonheur parfait....
Le voyage débutait donc sous un nuage d'incertitude qui était tout prêt à devenir menaçant...
Les jours s'égrenaient presque jamais sans pluie.... Mais pas vraiment sec non plus... D'ondées en grains plus sérieux, il nous fallait plier bagage pour diminuer la voile et la renvoyer une fois le vent passé.. Plier bagage voilà un mot qui prenait toute sa signification lorsque l'on sait que nous campions dehors dans le cockpit avec oreillers, couette, etc.. les dits édredons et duvets apprirent, en 18 jours, la haute voltige des vas et vient, du haut vers le bas et vis versa qu'ils finissaient presque par la faire tous seuls !
"Le pot au noir" n'en finissait pas de noircir et l'alizé nord ignorait qu'il était supposé  nous pousser dans la bonne direction... Des vents ennemis l'avaient sans doute chassé de notre route pour nous faire les mille tours pendables que notre Pictoris et nous détestions... Une nuit d'horreur après 7 grains consécutifs je poussais mon premier cri de douleur... A mon avis, je venais de me casser quelque chose qui tournait autour de l'omoplate ou de l'épaule... Coco était consterné nous ne savions quoi tenter... Rien ni faisait, ni les cachets d'aspirine ni d'autre drogues plus fortes que j'avalais dans l'espoir d'un soulagement qui ne venait jamais... Je ne savais plus ou aller pour être mieux.. ni me coucher, ni rester debout, ni être assise le mal était profond sans appel sans rémission... Et ma tête ne pouvait plus penser à autre chose... Je souffre à hurler il faut que ça s'arrête ... Le surlendemain toujours dans le même état nous arrivâmes en vue des cotes de l'ile de Kiribati.... Sur le pont j'attendais avec impatience l'entrée de la passe mais il y en avait encore pour plusieurs heures à longer les bans de sable tout proche... Je me souviens dans mon délire d'avoir noté la couleur des mouettes enluminées du turquoise du grand lagon que je devinais derrière la cocoteraie. Je pensais que j'étais dans un rêve beau et méchant à la fois et que j'allais me réveiller en bonne forme.... Mais rien, il ne se passait rien d'autre que notre pauvre coquille et nous dansant longeant la barrière de corail... De temps en temps des dauphins venaient nous souhaiter la bienvenue... Entre deux crises aiguës je me vois vaguement les photographier...
Mais très vite je retournais sur mon lit pour essayer de trouver quelque repos.....Et puis enfin le bateau stoppa j'entendis coco demander quelque chose qui ressemblait a :
"il y a t il un médecin dans l'Île"
Alors  il fut là dans ma cabine...  un docteur!
Comme par magie il se trouvait là, venu pour la pêche au gros.!
Il fut décidé de me transporter à l'hôtel car mon état méritait des soins urgents. L'hôpital n'offrait que des paillasses sur le sol ! Je me souviens de tout ça comme on regarde un mauvais film... De l'île je ne me rappelle plus qu'un lagon jade laiteux et des bans de sable, où Pictoris se planta le jour même, un hôtel de brousse climatisé sympa. Mais mon implaquable ennemie ne me lachait plus... La douleur dans l'épaule dans le bras et puis la paralysie dans tout ce coté gauche...le soir il y avait des danses je ne pouvais même pas tenir suffisamment debout pour y assister et pourtant je faisais des efforts surhumains... La faculté médicale consultée dans l'ile avait étés unanime à dire que c'était : a pinched nerve. Incapable de comprendre je demandais comment et qui allait me soulager... Mais personne ne semblait le savoir.. On me donnait du Valium à forte dose Ce qui m'étourdissait sans me guérir.... Et puis j'eus des trous noirs.Un jour je me sentis emporter dans un avion via Honolulu.. Mince ! je vais encore manquer le plus beau !
Une ambulance me conduisit à l'hôpital, j'entendais la sirène j'avais peur.... Qu'allait devenir COCO.... Tout se brouillait... ils me réveillèrent presque brutallement... Des blouses blanches me firent passer une radio... Tous le monde parlait anglais of course! Je ne savais pas répondre ou j'avais oublié, la seule phrase que je  connaissais par choeur "where is the train station" à Honolulu tu parles d'une aide !
Vers 4h Pm le docteur et son infirmière me firent signe de me rabiller... Je ne comprenais pas,  j'avais si mal , je les suppliais de me garder qu'allais je faire sans calmant...Mais....ils me jettèrent à la rue. Là sur le troittoir je restais prostrée incapable de tenir debout sans tituber je pleurais je souffrais trop pour en avoir honte... je tenais mon bras en l'air car c'était la seule position qui me permetais de d'avoir un peu moins mal .. Une dame me vit, elle savait quelques mots de français...Tout alla très vite, ensuite je me suis retrouvée dans un hotel minable de Waikiki... puis le soir un représentant consulaire vint me visiter pour finalement me dire que tout allait bien d'après ses renseignements pris à l'hopital je n'avais rien..... alors mon mal une invention de bonne femme !
L'obscurité même havaiiene fut une horreur! Les douleurs s'intensifiaient je n'arrivais pas fermé l'oeil .Vainement j' essayais par quatre fois de m'injecter un produit calmant dans la cuisse. L'aiguille était trop grosse pour ce genre de manoeuvre, Coco avait mis une seringue et une dose sédative dans mon  sac de voyage! chaque fois ça me brulait si fort que j'arrêtais en cours de route...
Au milieu de la nuit des cris horribles m'avaient attirés à la fenêtre  et je regardais horrifiée sans pouvoir faire un geste un homme poignarder un autre... puis j'avais du m'évanouir un peu ....Un faiseau lumineux bleu me fit comprendre qu'on venait ramasser le mourant.... Le jour tardait à se lever....

Enfin j'etais chez un toubib dans un état à crouler par terre après avoir fait plusieurs banques qui ne voulaient pas me donner 200$ ( à cause de la signature qui bien sur n'était pas la mienne.).. Le docteur écoutait mon récit avec un air septique puis il s'en alla de la salle de consultation. Lorsqu'il revint il me pria de le suivre et il me conduisit chez un autre spécialiste .... Là ce fut pire... Le généraliste de je ne savais pas qu'elle spécialité me faisait des tas de signes pour me faire admettre de retourner sagement à l'hôtel.. Et d'après le peu que je saisissais il croyait que mon mari etait parti avec une autre femme... et nia nia nia... et raniania... Folle de rage je lui lançais une phrase dans le genre de "si tu me remets à l'hôtel moi je me tue"... En joignant le mime à la parole, je fis tant et si bien qu'il décida que j'étais folle à lier et m'envoya à  straub hospital dans la section des excités nerveux....
Deux jours se passèrent je n'arrivais pas à expliquer que j'avais mal au bras et que je devenais paralysée et que ça faisait une douleur à hurler... Eux se contentaient de me faire des piqures de Valium (je suis allergique au Valium) en me disant keep calm..  Comme je ne dormais casiment jamais je pleurais de plus en plus.. Le samedi une nurse qui passa dans le couloir m'entendit et vint me voir.
What's going on here?
Elle remarqua mon bras en l'air elle semblait me poser la question pourquoi, je tentais de lui dire que je ne pouvais plus le descendre...
Don't mouve, quelle dit encore en partant au pas de course.
Pour ça il n'y avait pas de danger.... je saisissais sans traduction d'ailleurs je ne pouvais plus bouger!
Finalement un homme en blouse blanche avec un gentil sourir arriva
"Je suis le docteur Chong neurologue etc etc fit il en se présentant en français....
Après le premier test il avait compris... On me changea de chambre on me dorlota comme un enfant très malade... On me fit une piqure et je dormi pendant plus de 24h je n'avais jamais été aussi bien de ma vie!
Le lundi suivant après une ponction lombaire et un examen de la moelle épinière nous étions tous les deux fixé sur mon cas. Lui le chirurgien et moi pas encore trop bien ..... J'avais deux hernies discales entre la 5 et la 6 et 7 cervicales et les morceaux des éclatements me menaçaient d'une paralysie complète à brève échéance... Une opération urgente s'imposait je n'avais aucun autre choix....
Après l'intervention, une brillante réussite puisque je suis encore là entièrement, debout et valide assez pour vous narrer l'aventure, je reçu deux telephones .. L'un du vis consul et l'autre du toubib suisse qui m'avait gentillement conduit chez un psychiatre.!.. Imaginez ma tête lorsque par deux fois j'entendis
" Mais vous n'étiez pas folle alors?"
Je saurais le fin mot plus tard en fait les médecins du  premier hôpital chez qui j'avais atteri avaient décidés de ne pas s'occuper de moi par ce qu'ils pensaient que je ne pouvais pas payer... Ainsi ils avaient tout simplement décrété que j'étais  qu'une "folish wooman" !
Heureusement et surement grâce à "Honolulu's spirit", pour moi ça se terminait plutôt bien...Enfin pour cette première partie tout au moins
Au milieu de son Îles paradis Coco préparait Pictoris ....Il n'avait toujours pas trouver les cartes d'Hawaii... En plus le bateau s'était tellement bien planté qu'il fallu les efforts conjugués de plusieurs îliens pour l'en déloger.
Deux jours plus tard il était en mer.....Seul à nouveau. Une trotte qui devait se faire en dix jours au maximum... Vous dire les cogitations du chef seul maître à bord ça je ne le puis il ne s'en souvient même pas !
Mais il y a une chose dont il gardera un souvenir impérissable son arrivée de nuit en vue d'Ohu (Ile de Honolulu à prononcer avec un OU Honoloulou)

Mais avant de vous narrer la scène, permettez moi d'ouvrir encore une parenthèse sur mon organisation à Honolulu après ma sortie d'hôpital.
Mes premiers pas furent pour la banque pour avoir de quoi vivre.. (Nous nous faisons toujours précéder d'argent avant nos futures escales).... L'hôpital s'était chargé de me trouver un lieu de rêve Le "Pagoda Hôtel", et j'avais donc tout pour être heureuse, mais il n'était pas là le cap et je n'avais aucune nouvelle. Évidement mes deuxièmes pas furent pour aller au Yatch Club!
J'y rencontrais une personnage fort curieux, une femme très
dynamique pour me prendre en main si je puis dire !
Shirley s'occupa de tout. Sans savoir un mot de français nous communiquions par gestes et avec le peu de mon mauvais anglais.. Elle se chargea de me conduire dans la fameuse place dont tous touristes fraichement débarqués  cherchent après Waikiki beach, j'ai nommé "Alamohana shopping center".
Il faut dire que je ressemblais tant à une romanichelle que ce ne fut point de luxe que d'acheter une robe et des sous vêtements convenables...
Plus les jours passèrent plus j'étais inquiète pour Pictoris et son capitaine.. Je pensais à ce moteur qui nous avait tant joué des tours... Un vendredi soir n'y tenant plus je décidais d'appeler les "coast guard". Ils me passèrent une personne parlant français et nous restâmes 1 heure au téléphone.. Entre deux je l'entendais donner des informations à un hélicoptère patrouilleur... .. Il me conseilla de ne pas trop m'alarmer en m'affirmant qu'ils entreprendraient des recherches dès le lendemain matin.....
MAIS QUE DEVENAIT COCO ET LE BATEAU PENDANT CE TEMPS LA?
Je décidais donc d'aller me coucher et je crois même que j'avais réussi à m'endormir lorsque tout à coup j'entendis quelqu'un frapper à ma porte.
J'ai bégayer un "qui s'est?" Légendaire et à ma grande stupeur, entendu " C'est le plombier"!
Coco était là ! J'en revenais pas ils avaient fait vite les gardes cotes...
-Pictoris?
-Il est dans les récifs
-Quoi? ou ça?
-Je ne sais pas assez loin d'ici sur la cote...
Coco n'est pas du genre volubile comme celle qui vous parle, aussi il faut toujours lui tirer un à un les vers du nez. Il fini par me dire qu'un hélicoptère était venu l'hélitreuiller une heure avant par ce que Pictoris avait été fait prisonnier dans des coraux !
Mais comment tout cela est arrivé?



Je décidais donc d'aller me coucher et je crois même que j'avais réussi à m'endormir lorsque tout à coup j'entendis quelqu'un frapper à ma porte.
J'ai bégayer un "qui s'est?" Légendaire et à ma grande stupeur, entendu " C'est le plombier"!
Coco était là ! J'en revenais pas ils avaient fait vite les gardes cotes...
-Pictoris?
-Il est dans les récifs
-Quoi? ou ça?
-Je ne sais pas assez loin d'ici sur la cote...
Coco n'est pas du genre volubile comme celle qui vous parle, aussi il faut toujours lui tirer un à un les vers du nez. Il fini par me dire qu'un hélicoptère était venu l'hélitreuiller une heure avant par ce que Pictoris avait été fait prisonnier dans des coraux !
Mais comment tout cela est arrivé?
SIGNAUX  DE DETRESSE DANS LA NUIT
Au crépuscule Shirley était là avec un homme et un 4x4. Les présentations vite faites nous fûmes sur la route de Kahala Beach.... et après une demi heure de route Voilà ce qu'on y vit......
L ETENDUE DES DEGATS
Ne vous y trompez pas s'il n 'a pas l'air  Pictoris est en très mauvaise posture prisonnier entre 2 patates qui le maintiennent en équilibre..mais il est rempli d'eau
Profitons de l'arret forcé de notre voilier pour visiter Hawaii avec nous
la seule vue en mer possible un cercle bleu coupé d'un ligne d'horizon souvent de travers...je vous laisse deviner pourquoi
des orages parfois fort méchants que l'on nomme un grain  pas de beauté mais folie !
Les dauphins s'il ne sont pas rencontrés en haute mer annonce le meilleur!
Seuls souvenirs de KériBati
tu parles d'un Aloha mon arrivée a Honolulu!
Mais l'esprit de Oahu veillent et nous protège malgrè tout
Petit souvenir de Pagoda Hotel
Merveilleux mouillage au bout de Waikiki