sans s'casser la tête
Nous étions sur cet Océan infernale pleine de moutons méchants qui ne cessaient de sauter dans tous les sens... Depuis quelque temps lorsque le GPS (navigation par satellite) c'etait mis en panne... à vrai dire il ne l'était pas mais le service de maintenance américain avait décidé de nous jouer ce mauvais tour deux samedi de suite. La première fois le phénomène avait presque passé inaperçu ce n'est que le soir que l'on entendit à la radio tous nos amis navigateurs se plaindre.. Le pire restait devant... pendant les beaux jours mon moral au beau fixe me permettait de confectionner les t-shirt et les grafts un peu comme s'il n'y avait rien à faire de plus important au monde... Les jours de super optimisme je me mettais même à l'orgue électronique.. Il fallait que je rééduque mes doigts...Je tiens à rassurer les gens qui voudraient dire pauvre capitaine.. Je jouais toujours avec le casque !
mais ecoutez c'est pas si mal non?
vous n'entendez pas normal vous avez pas le casque
A l'aube de 20ème jour nous avancions cahin caha, plus cahin que caha car la mer était croisée comme je ne l'avais jamais vue. Nous avions entendu" le cyclone terrible passé sur les Tonga"  avait fait de terrible dégâts et nous savions qu'il y en avait encore un ou deux qui traînaient derrière. Nous on se croyait assez tranquille car nous étions nettement après le tropique du cancer .... Nous étions justement le jour où nous devions passer la ligne du changement de date...Le cap m'avait dit"nous sommes à 179.... et dernières poussieres la date va changer prépares toi à vieillir de 24 heures en une seconde ...."
J'avais bondi  à la table à carte et zieutais le cadrant pour voir l'événement en directe.....
-179,59.... Le 180 avait passé comme une étoile filante et zou le +179,59 c'était afficher très fier de lui de nous avoir volé 24h! oui mais cela n'a pas duré...les aléas de la météo allait se charcher de nous faire son yoyo tropicale.. Le temps se gatait du coté vent nous étions à plus de 30 noeuds, mais comme de bien entendu pas pour nous! condamné à prendre de long bord nous  repassions allègrement la ligne plusieurs fois dans la meême journée... Le changement d'âge de plus vieux à plus jeune et vis versa  m'agaçais prodigieusement , mais nous n'avions pas le choix...
Des courants nous poussaient exactement dans le sens opposé à ce que nous étions en droit de désirés... et le GPS recommença à débloqué... Privé de tout point d'orientation en 24h tape sur les nerfs vous pouvez pas savoir à..... quel point justement? Le cap voulait en faire un au sextant comme il le précaunise dans ses trois livres sur la question.... Mais s' il est facile de descendre le soleil dans une soucoupe d'eau, tu parles Lisette, pour le faire rester tranquille sur une mer en furie....

La météo était de plus en plus pessimiste.... j'avais compris les  dauphins...  leur bref passage  n'avaient pas duré longtemps.... Malgè ça il  y eut un retardataire , je crois était tombé amoureux de moi.. Mais son chef est venu le remettre vertement en place en lui expliquant bruyamment qu' ils n'en avait cure de ces têtus qui ne voulaient pas changer de route....

Alors elle nous est tombée dessus..... la queue du cyclone  !
d'abord 28 noeuds jusque là on ne bouge pas .
35 noeud là on commence à reduire complétement le foc.
36 on diminue un max la grand-voile... La trinquette résiste elle est étudiée pour!, et de toute façon on ne peut plus sortir... Le vent augment d'intensité le bruit est devenu infernal... Je me réfugie sous la table du carré.... Je suis incapable de dire un mot... Je viens de voir le manomètre il est sur 45 noeuds je suis littéralement incapable de penser... Fernand Raynaud décrit sa peur en avion et les prières qu'on trouve même plus à dire....

les bruits secs font penser à quelque chose qui vient de casser... J'ai peur que le bateau n'éclate à toutes  fraction de secondes..
Puis c'est le mat on peut penser qu'il va sortir de sa loge, se briser tout faire "péter"

Le panoupanous vitupère à chaques vagues plus fortes... Heureusement  Je ne comprends pas sa langue du pilote automatique mais je crois qu'il dit" sale connerie de vent"...
Là sur le moment je n'analyse rien je suis liquéfiée, attendant ma mort imminente pour la prochaine quinte de fureur d'Eole... Ma panique est à son paroxysme ou pas loin.... je regarde le cap assis à  terre comme moi , il évite de me regarder... A t il peur aussi? JAMAIS de jamais , enfin jamais, il ne me l'avouera... Mais sa couleur blafarde en dit un peu sur la question que j évite de lui poser... Le bateau est couché sur bâbord ....moi ... Je crois que je suis comme une image vue dans mon premier livre  de lecture.... Une petite limace rouge enroulée autour d'un pied de champignon... Mon pied de champignon à moi c'est la base de notre table ronde...

.....et le ton du vent monte encore d'une dièse si je pouvais j'hurlerais, mais le son ne sort plus de ma gorge... et puis je crois que ça ne servirait à rien...Je me demande comment je fais pour respirer... Voilà...... J'AI PEUR, J'ai peur, j'ai peur, au secours personne...Si on éclate on va mourir c'est sûr.....Je jure que si on s'en sort je ne remettrais plus jamais les pieds sur un bateau....Mais comment  s'en sortir?.... Je veux pas  savoir comment ça fait de périr noyé... au secours le vide.... au secours qui?
que faire pour .....non contre.... Je viens de retrouver mes pensées...

L'amiral américain il a dit quelque chose à propos de la trouille des troupes qui devaient partir au "casse pipes".... Il y a quelque chose à faire... mais oui .........le  CUTTI SARK

"Coco donne une goutte de courage ! Comme s'il n'attendait que ma demande le cap avait rampé jusqu'au bar et empoigné la bouteille de whisky. A la première lampée j'ai failli tout rejeter.... Il en fit autant puis laissa roulé la fiole jusqu'à moi... à la seconde lampée je me senti déjà moins craintive... Je lui relança le médicament.... Le bal en va-et-vient du contenant  vidait de plus en plus son contenu dans nos estomacs....

Les vapeurs de l'alcool firent le miracle escompté... Je n'avais plus peur du tout... Mon adrénaline reprenait son niveau normal....et vogue la galère....
Le vent trouvant qu'il s'était assez fatigué comme ça sans casser des briques! s'en repartait gentiment se faire entendre ailleurs....
Mais la mer restait blanch...
.eeeeeeeeee de rage excitant les vagues à nous secouer comme dans un shekup...
Oh on a fini par y arriver en Nouvelle Zélande après 28 jours de navigation des plus pénibles qu'ils soient.... et une fois entrés dans l'immense havre protecteur que constitue la Baie D'Opua le vent assez corsé disons fut  tellement fort que nous ne pouvions pas mettre le moteur pour avancer... Combien de bords avons nous tirés ? Je ne me souviens pas mais pas moins de 30 en tous cas.. Entre deux j'eus le temps de noter le croquis que le paysage m'inspirait. "s'il te plaît dessine moi des moutons"
Nous avions reçus des consignes très strictes il nous fallait à tous prix aller nous pointer à Opua ou un service d'hygiène nous attendait... Ce qu'ils voulaient c'était ma magnifique plante qui courant dans la voûte du carré et qui faisait ma fierté.... Chut je crois qu'il à prescription mais  entre nous,  je l'avais tellement bien planquée que l'inspecteur ne l'a pas trouvée... Mais avant d'aller à ce poste nous avons décidé de passer la nuit dans un petit bras comme un nid douillet.... Le lendemain on s'est fait gentiment gronder mais sans plus... Je crois que le cap avait une belle excuse... Et puis l'inspecteur avait trouvé dans le fond de mon frigo assez de brin de persil pour se faire les dents la dessus.... Je lui avais aussi généreusement, laissé une crevure de plante qu'il extermina en me faisant moultes excuses... Il vida mon petit aspirateur de cuisine mais personne ne fit cas du très gros de l'avant.. Il me confisqua mes pop-corn en m'expliquant les dangers de ces graines lyophilisées....Après le service sanitaire la douanes vient à bord nous octroyer le sceau de bienvenue pour six mois....J'étais pas contente d'être en New Zealand, nous passions l'été là-bas c'est-à-dire que je trouvais qu'il faisait vachement froid pour un mois de décembre supposé représenter notre jolis juin...Je crois que Opua et l'endroit le plus laid au monde... Nous n'y restons que le temps de se réapprovisionner... puis nous filons vers Russell ancien repère de corsaire.......
voilà exactement ma première impression de N.Z. de verts coteaux a petit points blancs prisonnier entre ciel moutonneux  et mer moutonneuse elle aussi ben voyons!
S'il te plait dessines moi un  mouton
Non non vous ne révez pas c'est ainsi que les New zealandais imagine la carte du monde up set down c'est a dire a l'envers ...une legende accompagne la carte.." si ce ne fut pas un européen mais un de chez qui vous avait découvert la carte eut changer de sens alors nous ne ferons pas d'excuses! pour l'avoir remise dans notre bon sens" ha zont des idées les gars de làbas!






à voir la nouvelle Zellande par le petit bout de la lorgnette
A suivre en Nouvelle Caledonie